Comptes rendus de la JMAV 2009

Un article de Abolition.

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Sommaire

Montpellier

Compte-rendu de l'action du samedi 9 mai

Nous rappelons qu'à cause de la pluie, nous n'avions pas pu faire cette action prévue le 31 janvier.

Contrairement au 31 janvier, le soleil fut vraiment de la partie.

A noter encore, le nombre élevée de militantes-s qui ont participé à cet évènement. Qu'ils en soient ici remercié surtout que certaines-s se déplacent depuis Avignon, le Gard, Sète ou encore l'Aveyron.

On peut donc dire que la question de l'abolition de la viande est acquise pour les militants de la libération animale.

Pour le passant bien évidemment c'est un peu différent même si nous n'avons pas noté d'hostilité au fait de demander un débat politique autour de cette question et de ne plus laisser le choix à terme de consommer ou non de la viande. Un militant me confia que c'est parce qu'il ne ressentait pas encore la menace de devoir changer un jour de mode d'alimentation.

Nous avons fait plusieurs fois au cours de la journée une haie silencieuse avec des panneaux annonçant le nombres d'animaux tués par an / mois / semaine etc jusqu'à par seconde. Cette haie a attiré l'attention: certaines personnes s'arrêtaient pour lire, d'autres lisaient rapidemment et détournaient rapidemment le regard comme gênées Nous n'avions pas moins de trois tables où nous avons pu étalé en nombre de la documentation.

cliquez ici pour voir les photos

Paris

Compte-rendu long :

[compte rendu sur le site de CLEDA]

Compte-rendu bref :

Sur les marches de l’Opéra-Bastille, des militant-e-s muni-e-s de panneaux d’animaux ou de pancartes énonçant le nombre d’animaux tués dans le monde, se sont rendu-e-s visibles pour demander l’abolition de la viande. Le tout était complété par une banderole « Abolition de la viande », des tables de presse de Droits des Animaux, Supreme Master TV, CLEDA, L214 et une distribution de tracts massive afin d’informer le public. De nombreux passant-e-s ont ainsi pu découvrir le message porté par la quarantaine d’activistes présent-e-s malgré le froid, le vent et d’autres manifestations prévues dans l’après-midi.

Malgré l’installation un peu brouillonne des pancartes et la non venue des médias, le résultat fut assez satisfaisant. Nous espérons que cette journée sera le moteur déclencheur d’un mouvement qui ne fera que grossir au fur et à mesure du temps.

Compte-rendu plus complet et photos sur http://cleda.over-blog.com/article-27462470.html

Metz

Samedi 31 janvier, à Metz, les associations L214 et VegLorraine ont tenu leur stand commun pour cette première journée mondiale de l'abolition de la viande. Le stand se composait de trois parties: la partie abolition avec visuels et documentations, la partie végétarisme pour montrer les alternatives et la partie plus nutritionnelle, avec présentation de la pyramide végétalienne de VegLorraine et divers produits (légumes, céréales, simili...). Pour résumer cette journée, les passants ont été très ouverts par rapport à cette action et le thème de cette journée. Beaucoup se sont arrêtés pour se renseigner, discuter. Même lorsque les opinions divergeaient, le ton était posé, calme, et le débat ouvert. A part un cri de la salade qui change de celui de la carotte, quelques "la viande c'est trop bon", la provocation n'a pas été de mise, tout comme les propos agressifs. Les tracts quant à eux se sont écoulés assez facilement, ainsi que beaucoup de la documention proposée. Un bilan donc positif pour cette première journée de l'abolition de la viande. Photos et article de journal sur le [blog de L214]

Die

Compte-rendu bref, par Yves : Vendredi 30 janvier : collage d'affiches pour l'abolition de la viande dans Die. Samedi 31 janvier : distribution de tracts sur le marché de Die, puis aux 7e Rencontres de l'écologie au quotidien. Très bonne réception en général ; les gens sont souvent intéressés ; des personnes qui mangent de la viande disent soutenir ; des personnes végétariennes disent vouloir s'inverstir. Elisabeth de Fontenay, qui faisait une conférence l'après-midi aux Rencontres (intitulé : "Sans offenser le genre humain. Réflexions sur la cause animale") parle très positivement de la Journée pour l'abolition de la viande et présente la brochure Abolir la viande à un public d'une petite centaine de personnes. Intervention d'un militant pour présenter les raisons d'une telle initiative, applaudie. Globalement : bonne visibilité, bon accueil.

Compte-rendu long, par Yves : Vendredi après midi, avec une amie, collage d'affiches abolitionnistes dans Die (avec aussi des affiches "si vous voulez le manger, vous devrez le tuer", montrant un lapin face à un couteau, et des affiches féministes diverses) ; quelques heures plus tard, des gens en parlaient déjà : les affiches se voient tout de suite à Die !

Ont lieu au même moment les 7e Rencontres de l'écologie au quotidien, qui durent presque dix jours cette année ; des affiches et tracts ont été présenté-e-s aux organisateurs, pour les prévenir que je compte les distribuer le lendemain lors des rencontres. Anne, qui est végétarienne pour les animaux, me dit de les afficher sur un panneau, avec les tracts du réseau antispéciste "Pourquoi refuser la viande, les oeufs... ?", et "Pourquoi refuser l'exploitation ?", affichés en recto et verso bien en vue. Il y a en permanence entre 50 et 100 personnes sur les lieux. J'ai été ensuite à un atelier sur l'action non-violente, organisé par le groupe "Les désobéissants" ; Xavier, que je connaissais déjà, m'a dit qu'il se sentait pleinement d'accord avec l'antispécisme, mais qu'il avait beaucoup de mal à arrêter la viande ; il était très favorable à l'idée d'abolition de la viande. Il me dira aussi qu'il aimerait bien que son groupe organise des actions non-violentes au sujet des animaux ! on va rester en contact. Trois autres personnes me diront qu'elles mangent encore de la viande, mais qu'elles soutiennent l'initiative elles aussi ; une argumentera même explicitement en ce sens à d'autres personnes à la terrasse d'un café : elle trouve qu'il faudrait arrêter la consommation de viande, elle n'y arrive pas elle-même, mais ce serait bien que ce soit interdit, ça permettrait d'y arriver, que tout le monde le fasse.

Samedi 31 janvier à partir de 9h, distribution de tracts sur le marché, et notamment aux divers commerçants, y compris les bouchers et poissonniers (avec le sourire, et en leur disant qu'ils ne devraient pas être sur la paille tout de suite). Les gens ne sont pas agressifs, ils en parlent entre eux (ça fait un sujet de conversation), des fois rigolent, mais pas énormément. Une boulangère en prend pour les mettre dans son magasin, en évidence.

10 h : distribution de tracts à la semaine de l'écologie, avant l'atelier sur la non-violence. 11h15 : distribution de tracts pendant deux heures sur le marché. De bonnes réactions : des végétarien-ne-s ou non m'encouragent, me disent que c'est une bonne idée ; pas de réactions très hostiles. Je distribue des tracts devant les cafés et vois que les gens se les passent et se les commentent au chaud. Deux végétariennes me disent qu'on pourrait faire des choses ensemble sur ce sujet. 13h30 : passage à la Soupe au Boeuf (une soupe végétarienne à 3 euros ou prix libre, faite par un petit groupe d'associations, qui s'appelle "au boeuf", parce que des musiciens y jouent librement, et non parce qu'on y trouverait des morceaux d'animaux), où tout le monde a déjà le tract, puis retour aux Rencontres de l'écologie (il fait chaud et tous les repas sont végétariens, voire pour l'essentiel végétaliens). Tractages, discussions. Pas mal de végétariens dans la (petite) foule. 16h : Il doit y avoir ce jour (par pur hasard) une intervention de Elisabeth de Fontenay, ancienne universitaire, philosophe française qui s'est depuis quelques années spécialisée dans la dénonciation des atrocités que subissent les animaux et une réflexion sur la question animale. Sa conférence est intitulée : "Sans offenser le genre humain. Réflexions sur la cause animale". je lui offre une brochure Abolir la viande avant la conférence ; elle trouve l'idée excellente. Elle me dit qu'elle n'est toujours pas végétarienne, qu'elle n'arrive pas à faire le pas, mais que ça va peut-être arriver.

Ensuite, conférence/débat qui dure au moins deux heures. Entre 80 et 100 personnes sont présentes. E. de Fontenay commence par dire qu'elle est très étonnée, qu'elle était venue ici avec la crainte de se retrouver devant des gens peu concernés, parce que les écologistes en général se soucient guère de la question de la sensibilité des individus animaux, mais qu'elle salue l'initiative pour l'abolition de la viande : c'est une très bonne initiative, qui la rassure et lui semble un excellent signe de ce que l'écologie française s'empare enfin de ce sujet ! Elle commence son exposé en disant qu'il faut qu'elle précise tout de suite qu'elle-même n'est pas bien cohérente, qu'elle n'est pas végétarienne, pas encore en tout cas, mais qu'elle trouve que ce serait vraiment cohérent. Au cours de la conférence, E. de Fontenay revient sur la brochure Abolir la viande, qu'elle brandit devant l'assistance pour dire qu'elle n'a eu le temps de lire que le sommaire, mais que ça lui semble très bien construit et simple et qu'elle trouve très heureuse la formulation de l'intitulé de l'un des chapitres, "Pour une écologie sensibiliste". Je suis intervenu lors du débat qui cloturait la conférence ; j'ai pris la parole en disant que j'étais bien d'accord avec Elisabeth de Fontenay, qu'on ne parlait pas assez de la situation des animaux de rente (de boucherie), et que c'était central. Qu'il y avait en France 5 millions d'animaux "expérimentés" dans des conditions horribles et des dizaines de millions chassés et tués pareillement dans des conditions insupportables, mais 1200 millions de vertébrés terrestres élevés puis tués pour la consommation de viande, ainsi que des centaines de milliards de poissons. Leurs chairs mortes trônent au centre de la table et, de ce fait, au centre de nos consciences : on s'envoie ainsi quotidiennement un message à nous-même vantant notre grande valeur humaine (on n'est pas mangés, nous) par pur contraste avec l'abolue non-valeur qui leur est dévolue en les renvoyant ainsi à de la pure matérialité, des corps morts. (Avaler, c'est ravaler, ais-je dit) J'ai rajouté qu'on transformait ainsi des êtres sensibles en matière inerte. Qu'ils vivaient dans des conditions qu'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi ; que j'allais choquer, mais qu'à l'heure actuelle, objectivement, manger de la viande n'est rien d'autre qu'un caprice ; on est bien sûr émotionnellement attachés à cette pratique parce que c'est notre culture, qu'on est tombés dedans quand on était petit, que notre entourage en mange, que nos ancêtres aussi, mais que ça n'empêche pas que ce soit aujourd'hui rien de mieux qu'un caprice ; qu'on pouvait s'en passer sans autre problème que social (l'entourage...) et que si on mettait en balance les intérêts vitaux des animaux à ne pas souffrir, à déployer leur capacité d'exploration du monde, à rester au soleil, à ne pas être tués, avec notre intérêt dérisoire à sentir le goût de leur chair dans notre palais, la question au niveau moral ne pouvait qu'être vite vue ; que c'était de plus impossible de garantir le bien-être des animaux d'élevage, même si on réduisait par dix la consommation annuelle de viande ; qu'il s'agissait là d'un espoir chimérique, et que par conséquent j'étais militant pour l'abolition de la viande parce que je pensais que c'était la seule issue morale. Bref, une longue diatribe que j'ai réussi à exprimer clairement, et j'ai été très applaudi par la salle.

Il n'aura été parlé quasiment que de la question animale pendant la conférence et le débat ; ni d'écologie, ni de tiers-monde, bien que la plupart des personnes présentes devaient être conscientes également de ces conséquences secondaires néfastes de la consommation de viande. Ensuite, Dany, un homme végétarien qui pendant la conférence/débat avait composé un slam (un texte qu'on parle de façon scandée) sur le thème des discussions, mais en réintroduisant à sa façon des thèmes environnementaux et sanitaires, et autres (vous verrez) l'a lu au micro devant la salle, ce qui a été un moment assez fort :

Respecter les animaux - Ne plus les manger ! Ni les torturer dans des labos aléatoires ! mouroirs Camps de concentration - animaux par millions Milliards - Hâchés, découpés, cadavres à manger, Pas éthique, sous plastique, pour le fric, Fric assez, fric assez De viande, steaks, hamburgers dans les hangars A caddies ! steaks, hamburgers, même les mots ne Sont pas de chez toi - toi qui achète, ta volaille Ta viande, ton poisson, tes crustacés, Plastifiés, colorés, conservés, congelés, sucrés, gazés, Irradiés, O.G.M. et nanotechnologies ajoutés !

Le moins cher pour peu de chair ! Chair de ces animaux - 44 milliards dans le monde, Tous les ans, tués, encore je ne compte Pas ceux qui sont péchés !

Tu es, tu es, qui pour tous les manger ? 130 kgs par personne en France ! Pensez, pensez : Forêts tropicales détruites, terres utilisées pour les Elever plutôt que cultiver.

Cultive, sois acteur ! 3/4 des surfaces agricoles dans le monde pour L'alimentation animale. L'élevage pollue la terre et l'eau 7 fois plus de surface, 5 fois plus d'eau, que pour des végétaux Végétaux - tôt ou tard, tarde pas, Deviens végétarien, Rien qu'un million en France, Peu, peut beaucoup mieux faire Beaucoup, beaucoup à faire, pour la terre ! Ici à Die Un petit rouge gorge m'a dit : Ortolans, ortolans Plus ton temps ! Ton destin, le mien, Même chemin, Aime, aime les animaux, l'écologie c'est au quotidien !

Les animaux : Plus les manger ! Plus les manger ! L'autre âge : le partage ! Les laisser vivre tout simplement !

(le rouge-gorgé était l'emblème des Rencontres, sur les affiches ; et "vivre simplement" l'intitulé de celles de cette année).

Voilà, ensuite, repas et bal folk ; encore quelques tracts distribués

des gens viennent pour discuter de l'abo viande, dont un des

éleveurs qui me dit, à propos de mon intervention, "que j'y avais été fort" - mais plutôt amicalement, en fait.

Bref, une première Journée mondiale qui donne de l'énergie, donne envie de continuer, et augure bien de la suite !

yves


Lausanne

Compte-rendu bref

A Lausanne, un stand d'information a été tenu toute la journée sur la place Saint-François, présentant une petite exposition sur la réalité des élevages et abattoirs. Le public s'est montré ouvert à l'idée de revendication politique de l'abolition de la viande. De 15h à 16h a eu lieu une manifestation silencieuse rassemblant plus de 20 personnes, venues de différentes régions de Suisse. Des tracts présentant la Journée et le mouvement ont été distribués durant toute l'heure. Cette journée a constitué un moment fort pour les activistes de LausAnimaliste présent-e-s, une impression de commencer quelque chose de grand et de vaste, mais de le commencer enfin.

Compte-rendu entier

A Lausanne, un stand d'information a été tenu toute la journée par des activistes de LausAnimaliste sur la place Saint-François. De nombreux panneaux de photos légendées formaient une petite exposition sur la réalité des élevages et abattoirs, et un grand choix de matériel d'information était à disposition. Les personnes venant se servir ou discuter étaient généralement très ouvert-e-s à l'idée de revendication politique de l'abolition de la viande, et pour certaines déjà végétariennes.

De 15h à 16h précises a eu lieu la manifestation silencieuse, qui a rassemblé plus de 20 personnes, venues de la région mais aussi de Genève, de France voisine et de Suisse alémanique exprès pour ce rassemblement. Des tracts présentant la Journée et le mouvement ont été distribués durant toute l'heure.

Cette journée a constitué un moment fort pour les activistes de LausAnimaliste présent-e-s, une impression de commencer quelque chose de grand et de vaste, mais de le commencer enfin. Nombreux ont d'ailleurs été les voeux de "courage" des gens du public, qui notaient souvent l'ambition de la tâche.

Ces actions n'ont toutefois vraisemblablement eu aucun relais médiatique en Suisse, un événement politique très attendu ayant lieu au même moment à Genève.