FAQ Brouillon
Un article de Abolition.
Autres questions possibles pour la FAQ
Ci-dessous : des idées (en brouillon) de questions qui pourraient être ajoutées à la FAQ sur la campagne
N'est-ce pas chimérique de vouloir abolir la viande ?
Seule l'histoire nous le dira. C'est en tout cas l'histoire de la campagne pour l'abolition de l'esclavage en Grande-Bretagne au 18 et 19e siècle qui sert de modèle à cette campagne pour l'abolition de la viande ; une minorité d'abolitionnistes a alors réussi à gagner à elle une majorité de l'opinion – initialement indifférente, parfois même hostile – à cet objectif qui semblait pourtant totalement chimérique à leurs contemporains. A Londres, en 1787, si vous aviez dit à un coin de rue que l'esclavage était moralement condamnable et qu'il devait être rendu illégal, neuf personnes sur dix se seraient esclaffées en vous prenant pour un hurluberlu. La dixième aurait peut-être été d'accord avec vous sur le principe, mais elle vous aurait assuré que mettre fin à l'esclavage était totalement impossible.
50 ans plus tard, l'esclavage était effectivement aboli.
Il ne va pas de soi que la campagne pour l'abolition de la viande parte avec de plus gros handicaps que celle pour l'abolition de l'esclavage, il y a 160 ans.
En fait, comme nous l'avons déjà dit, de nombreuses personnes non-végétariennes questionnent déjà la légitimité de l'élevage, de la chasse et de la pêche. Ainsi en France :
* 14% des personnes interrogées répondent qu'elles ne sont pas d'accord(1) avec l'affirmation "Il est normal que l'homme élève des animaux pour leur viande" ; * 39% ne sont pas d'accord avec l'idée qu'il est normal "qu'on puisse tuer un animal à la pêche" ; * 58,8% ne sont pas d'accord avec l'idée qu'il est normal "qu'on puisse tuer un animal à la chasse".
(1) Personnes se disant "plutôt pas d'accord" ou "pas d'accord du tout" parmi les 1.000 personnes interrogées pour l'étude de Geneviève CAZES-VALETTE, « Le rapport à la viande chez le mangeur français contemporain », novembre 2004, page 83, http://www.esc-toulouse.fr/m_pages.asp?page=480&menu=234
Nous comptons beaucoup sur la logique et la simplicité de la résolution pour l'abolition de la viande, et sur les relais que se feront les organisations déjà existantes de par le monde. Une idée forte relayée inlassablement et avec espoir doit pouvoir emporter les résistances.
La viande de culture (obtenue par culture de cellules) est-elle visée par la résolution pour l'abolition de la viande ?
La résolution prend position uniquement contre l'usage de chair animale, contre le fait d'élever ou capturer des êtres sensibles afin de consommer leurs corps. La viande de culture n'est pas concernée par cette revendication.
Vous désirez que la viande soit abolie, soit, mais comment pourra-t-on nourrir les animaux comme les chiens, les chats, les furets... qui vivent avec nous si on ne peut plus se procurer de viande?
Les animaux comme les chiens et les chats peuvent déjà être nourris de façon végétarienne : il existe des marques proposant des croquettes ou des boîtes de nourriture sans viande et adaptée aux besoins nutritionnels de ces animaux. Plus la demande pour ces produits grandira, plus ils se diversifieront et deviendront accessibles. On peut également nourrir des chiens avec des repas vegetariens équilibrés préparés à la maison. De même pour les chats, sous réserve d'y mélanger des additifs indispensables. Plus de détails à ce sujet sur :<http://www.vegechat.org/>
Tuer les animaux pour les manger n'est-il pas déjà interdit ?
Article 521-1 du code pénal français : "Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 200 000 F d'amende."
Tout est question d'interprétation. Théoriquement la loi doit être claire, justement pour éviter les conflits d'interprétation. Mais tuer un animal est-il "exercer des sévices graves ou (...) commettre un acte de cruauté envers un animal (...) tenu en captivité" ? Certains dirons que non. En plus cette loi ne concerne pas les animaux sauvages qui ne sont pas protéger par la loi contre la chasse ou la pêche.
