JMAV2010 compte-rendus francophones

Un article de Abolition.

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Compte-rendus francophones



Strasbourg


Groupe: Animalsace: http://www.animalsace.org/

site du CR: http://www.animalsace.org/2010/01/strasbourg-vegan-abolir-viande-kleber.html

Compte-rendu de la journée mondiale pour l'abolition de la viande (30 janvier 2010) Nous sommes fiers d'avoir participé à une journée mondiale pour l'abolition de la viande. Cette revendication a le mérite d'être claire et radicale, tout en se fondant sur la morale commune : il n'est pas moralement acceptable de maltraiter et de tuer des animaux (surtout sans nécessité, comme c'est le cas pour la viande). Nous sommes convaincus que cette revendication est porteuse d'un grand progrès de civilisation car elle nous éloignerait de la loi du plus fort, laquelle régit pour l'instant notre comportement à l'égard de l'animal non humain.

Nous étions, comme toujours, sur la place Kléber à Strasbourg avec une table d'information proposant de nombreuses brochures. Étonnamment, il nous a semblé qu'il était plus facile d'aborder le sujet de l'abolition de la viande, et donc du végétarisme ou du mode de vie vegan, que d'attaquer le foie gras ! Nous avons eu des conversations intéressantes avec des passants et avons récolté des signatures pour notre pétition demandant l'instauration d'un jour sans viande par semaine dans les cantines de la CUS (Communauté Urbaine de Strasbourg).

Merci à Anne-Claire Despretz (déléguée Haut-Rhin de l'AVF), Isabelle, Elodie, Gina, Paule, Luc, Sophie, Ganael, Kamil, et aux deux militants de toutes les bonnes causes dont le nom m'échappe.

Merci aussi au froid qui n'a pas manqué le rendez-vous...


contact: contact[at]animalsace.org



Gap et Die


Groupe: collectif diois pour l'égalité contact : y.bon @ free.fr

Le samedi 30 janvier 2010, distribution de tracts en couleur (ceux faits par l'association L214) sur la place du marché à Gap (Hautes-Alpes), pendant une heure et demi ; les gens étaient plutôt intéressés, plutôt accueillants ; certains ne voulaient pas le tract en disant qu'ils voulaient continuer à manger de la viande ou que c'était trop bon : je leur répondais que c'était une raison majeure pour le prendre au contraire, et que si la viande n'était pas bon, on n'aurait pas besoin de prôner l'abolition et qu'il n'y aurait pas de problème moral. Grosso modo, les gens me faisaient bon accueil, y compris des bouchers, des éleveurs, etc.

D'autres personnes, et pas mal, me disaient qu'illes étaient déjà végétariens, qu'illes avaient déjà effectué l'abolition ! Je n'ai pensé qu'après coup que j'aurais dû leur dire que certes oui, mais que la revendication d'abolition était une revendication générale, qui ne concernait pas qu'eux, mais la société tout entière, et qu'il fallait qu'illes prennent le tract pour le diffuser autour d'elleux... et ne pas se contenter d'abolir pour soi-même, justement.

Et une femme m'a parlé sur le marché de Gap de ce qu'elle avait entendu parler de l'abolition le matin même sur Europe 1 et qu'ils avaient mentionné l'initiative du "lundi sans viande".

Deux autres d'entre nous dans le même temps distribuaient les mêmes tracts sur le marché de Die, en Drôme. Ça c'est bien passé également, ça a également été agréable et permis quelques discussions.

Bon, c'était bien, il y avait du soleil, c'était chouette !

Le soir même, distribution aussi à la soirée des VIIe Rencontres de l'écologie au quotidien, à Die : plein de monde, plein de végétariens, mais pas uniquement. J'ai filé la plaquette et un tract à la cinéaste Coline Serreau ("La belle verte", utopie écologico-sociale et végétarienne) en espérant que ça l'inspirera pour ses prochains films ou ses prochaines interventions publiques, et j'en ai donné aussi au chansonnier Môrice Bénin.

En tout cas, là encore, c'était bien.

J'avais nettement l'impression, tant sur le marché qu'aux Rencontres, d'être un porte-voix de tout une fraction, certes minoritaires mais de plus en plus visible, de la population. Ça fait bizarre quand on a l'habitude de n'être quasiment le porte-voix que de soi-même ; les temps changent, va falloir s'y habituer...



Romans

Distribution de tracts (couleur, L214) à Romans, Drôme, par Aline, sur le marché du quartier La Monnaie ; bons retours, rien de particulier à signaler.



Paris


Groupe: CLEDA, L214, Droits des Animaux, Loving Hut

http://cleda.over-blog.com/article-samedi-30-janvier-2010-journee-mondiale-pour-l-abolition-de-la-viande-44296974.html


Samedi 30 janvier 2010 Rassemblement pour la journée mondiale pour l’abolition de la viande   Parce que la production de viande implique de tuer les animaux que l'on mange, parce que nombre d'entre eux souffrent de leurs conditions de vie et de mise à mort, parce que la consommation de produits issus des animaux n’est pas une nécessité parce que les êtres sensibles ne doivent pas être maltraités ou tués sans nécessité, l'élevage, la pêche et la chasse doivent être abolis.   Pour la deuxième année consécutive s’est déroulée en France et dans le monde entier la journée pour l’abolition de la viande en cette période hivernale. Comme l’année dernière, CLEDA a organisé ce rassemblement sur la place de la Bastille, avec la participation des associations L214, Droits des Animaux et le restaurant Loving Hut. La journée a été relayée dans une quinzaine de villes françaises, en Suisse, Allemagne, Italie, Portugal, Ireland, Angleterre, Afrique du Sud, Etats-Unis, Inde, Bolivie et peut-être encore d’autres pays.   Nous étions presqu’aussi nombreux et nombreuses que l’année dernière (voir compte-rendu http://cleda.over-blog.com/article-27462470.html), une bonne trentaine de militant-e-s sont venu-e-s revendiquer l’abolition de la viande par un temps froid mais relativement beau.   Ont été installés deux stands, l’un essentiellement composé de documents spécifiques à cette journée et un autre plus axé sur la dégustation de mets préparés par Loving Hut, une banderole « Abolition de la viande » très visible car tenue sur les marches de l’Opéra-Bastille, une très grande affiche « Viande = meurtre » qui n’a malheureusement pu rester très longtemps à cause du vent. D’autres petits panneaux se trouvaient également autour des stands, ce qui permettait une bonne visibilité du message.   Quant aux retours, nous avons eu les habituelles moqueries assez poussées cette fois-ci, il faut bien le dire, venant de personnes qui semblent avoir l’habitude de se regrouper le week-end devant les marches de l’opéra. Rien de bien méchant, de la provocation pour faire rire les autres plutôt qu’une réelle critique. Difficile donc de savoir ce qu’elles en pensaient réellement. Malgré cela de nombreuses discussions constructives ont pu avoir lieu derrières les stands.   Côté média, quelques militant-e-s ont été interviewé-e-s par Supreme Master TV et un site internet d’’information.   Merci aux militant-e-s pour leur présence et motivation.

Vidéo: http://www.dailymotion.com/video/xc2pen_journee-mondiale-pour-labolition-de_news


Contact : cleda (a) no-log.org



Lyon


Groupe: Dignité animale: http://www.dignite-animale.com/

Nous étions près d'une dizaine hier au stand pour la journée mondiale de l'abolition de la viande. De nombreux tracts y ont été distribués, nous avons obtenu quelques signatures demandant un menu végétarien dans les collectivités, et 2 nouvelles personnes souhaitent rejoindre l'association.

Parallèlement, une action "sang des bêtes" avait lieu rue de la république. Cette action a été largement médiatisée localement. Voici l'article du Progrès: http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/2644929,184/ Lyon-du-faux-sang-rue-de-la-Republique-pour-l-abolition-de-la- viande.html

Enfin, nous étions 36 hier soir au restaurant Couleurs des mets, pour déguster des crèpes végétaliennes. Pour cette occasion, Dignité Animale et AVF Lyon (http://www.vegetarisme.fr/lyon/), ont respectivement présenté leur association et exposé leur différents pôles d'action.

Merci pour cette grande mobilisation militante et pour toute cette convivialité. Même si le grand public à encore du mal à "lâcher son bout de steak", le mouvement pour les droits des animaux est de plus en plus visible, et le végétarisme de plus en plus assumé.

Continuons à nous mobiliser!

L'équipe de Dignité Animale


contact: cecilebourgain[at]yahoo.fr



Vannes


Groupe: NEA (Non à l'Exploitation de l'Animal): http://nea.eklablog.com/l-actualite-de-nea-c197378

Pour cette journée, nea était donc à Vannes pour une distribution de tracts porte Saint Vincent. Vêtu chaudement, pancarte pendue au cou affichant le nombre d'animaux tués par an, mois, jour, heure, minute avec en titre "Journée Mondiale pour l'Abolition de la Viande", nea a plutôt réussi à attirer l'attention des passants. Beaucoup de sourires, genre "elle est cachée où la caméra ?", pas mal de "pfff, n'importe quoi" et toujours cette blague récurrente "c'est trop bon la viande, vous devriez essayer" ou, variante "je viens de manger un bon gros steak de boeuf vous savez ?". Anecdote : Un groupe de jeunes passe devant moi, je leur tends un tract, ils lisent ma pancarte, ne prennent pas le tract, continuent leur chemin. Puis soudain l'un d'entre eux revient vers moi en courant, relit le titre de ma pancarte et me demande d'un air médusé, limite halluciné : "c'est la viande que vous voulez abolir ?!", je confirme, il me demande un tract, repart en courant et crit à ses potes : "c'est la viande qu'ils veulent abolir, vous entendez, ils veulent abolir la viande !!!" Aucune agressivité dans ses gestes, dans sa voix, juste une bonne dose d'étonnement. nea a distribué 250 tracts, touché tout type de gens, du végétarien  au boucher, de la dame en fourrure au chasseur... La presse écrite, Le Télégramme, s'est déplacée, un petit encart y paraîtra. Merci à veg 56 d'être venu nous encourager et pour le café offert en fin de tractage.


contact: nea[at]veganmail.com



Lausanne


Groupe: LausAnimaliste: http://lausanimaliste.org/

La Journée mondiale pour l'abolition de la viande 2010, relayée à Lausanne par Le collectif militant LausAnimaliste, a connu une participation record, attirant des sympathisants de toute la Romandie.

Une longue ligne endeuillée de presque 30 personnes traversait la place de la Palud, telle un brassard noir pour les six millions cinq cent mille animaux tués uniquement durant l'heure de cette action. Plusieurs centaines de tracts d'information ont été distribués.

Un stand a été tenu durant toute la journée dans sur la place Saint-Laurent, qui a suscité beaucoup d'intérêt des passants et de débats passionnés sur la légitimité de la viande. En comparaison avec l'édition précédente de la Journée, la problématique semble avoir beaucoup avancé, la consommation de viande passant pour beaucoup moins politiquement correcte, d'après ces nombreuses discussions.

contact: inform[at]lausanimaliste.org



Metz


Groupe: Veglorraine: http://www.veglorraine.com/

Site du CR: http://www.veglorraine.com/30.01.10.htm

Stand d'information sur Metz:

A 10h30 le stand était monté, une partie information avec tracts, affiches, magazines et une autre dégustation gratuite avec des saucisses au tofu et un pâté forestier 100% végétal fait maison à disposition des passants. Ceux-ci ont eu un franc succès, certaines personnes ne voulaient pas croire qu'il n'y avait pas de viande dans la pâté tellement elles le trouvaient bon! La neige s'est invitée dans l'après-midi et a commencé à recouvrir les tables malgré la tonnelle bien présente au dessus de nos têtes. Mais cela n'a pas empêché les passants de venir s'arrêter et discuter avec nous. Aucun n'a été agressif ou même virulent, tous étaient assez réceptifs (et bon nombre de ceux qui s'arrêtaient étaient déjà végétariens) et intéressés.



Nancy


Stand d'information sur Nancy:

A Nancy la météo a aussi joué des tours aux militants. Les passants étaient rares et peu ouverts à la discussion. Un grand remerciement à La Vie Saine pour nous avoir fourni des aliments pour notre dégustation gratuite.



Lodève


Groupe: CLAM et AVF

Site du CR: http://clam34.org/actions/Abolitionviande10.html#cr-lodeve

Très bonne couverture médiatique puisque cela a été annoncé à la radio et quotidien locaux (Radio Lodève et Midi-Libre) Le correspondant Midi Libre est passé en début d'après-midi, nous a interrogé et a pris quelques photos. On peut regretter qu'il soit venu avant que le débat ne commence mais bon il devrait y avoir un article.

La veille, samedi sur le marché, j'ai fait une large distribution de tracts pour annoncer l'évènement Pas vraiment d'hostilité au message abolitionniste, et j'en suis toujours étonné, et quelques personnes m'ont dit venir peut-être. Elles étaient toutes présentes.

Nous avons donc pu avoir une grande salle dans un lieu alternatif et culturelle aux portes de Lodève, grâce à Patrick de l'association Abrakam. On pouvait déplorer que cette pièce fut très froide car non chauffée, mais les gens ont tenu le coup.

Nous avons installé sur des panneaux des photos, étalé les banderoles de L214 ainsi que leurs grandes photos.

On nous a d'ailleurs reproché de montrer ces images jugées agressives et violentes. Ce à quoi nous avons répondu qu'elles n'étaient pas là pour culpabiliser les gens mais de leur montrer la réalité des élevages, transports et abattage qui sont loin des images d'Epinal que les lobbies de la viande et du lait nous montrent à longueur de journées dans leurs messages publicitaires. Peut-être, il y en avait-il trop !

Hormis le journaliste, les personnes n'ont pas vraiment été voir les documents mis à disposition sur deux tables. Il faut dire qu'un certains nombres sont venus dans l'après-midi et on rejoint le cercle de discussion.

Parmi les militants : Cyrielle, Dany, Constance, Magali et Jérôme qui avait fait le déplacement depuis Anduze et moi.

Confortablement installé sur des couffins ou des canapés, j'ai commencé par présenter le Mouvement de l'Abolition de la Viande, le parallèle que nous souhaitions avec la lutte pour l'abolition de l'esclavage. Nous avons bien axé qu'il s'agit d'une revendication politique et non plus d'un choix personnel de ne plus consommer des produits animaux. J'ai précisé aussi qu'il fallait entendre par viande tout les produits animaux directs ou indirects. Produire du lait ou des œufs nécessitent la souffrance et la mort d'animaux et cela est tout autant inacceptable. On a expliqué que la souffrance animale est bien évidemment l'élément principal et que sans compassion et altruisme il était difficile de pouvoir agir. C'est après que nous pouvons nous interroger sur notre conduite envers les animaux et remettre en question notre spécisme.

Ce fut une conversation animée, on s'est parfois un peu écarté du sujet mais nous avons préféré laisser les gens s'exprimer. Il y avait par exemple un vieil espagnol de 85 ans végétarien depuis toujours et qui avait connu les privations de la guerre et les mouvements anars par forcément végétariens

Il y avait également un couple dont elle n'est pas végétarienne même si elle a conscience de ce que cela représente parce qu'elle apprécie les saveurs de la viande. Lui, par contre, est végétarien pas par compassion particulière pour les animaux mais parce que manger de la viande est un acte d'une violence profonde. Yves, c'est, d'ailleurs dit, très intéressé que ce mouvement soit politique.

Nous étions donc au départ entre gens convaincus (même la personne disant encore en manger comprenait notre démarche) même si nous avions des approches différentes. Nous avons d'ailleurs cru bon d'expliquer notre cheminement et pourquoi nous étions devenus végétariens. Autant de parcours différents avec parfois un point commun : la confrontation, un jour, avec des images insoutenables.

Nous avons été rejoint en fin d'après midi par un couple. Le monsieur nous dit qu'il était d'accord avec nous sur le caractère barbare des élevages industriels mais que l'on ne pouvait pas parler de maltraitance pour les élevages en plein air. Nous avons eu droit au registre du fermier qui aime ses animaux à qui il donne des noms mais bon qu'il envoie à l'abattoir un beau jour ! Si effectivement, nous ne contestons pas que la vie de ces animaux est bien meilleure, cela ne rend pas la pratique plus acceptable. Exploitation de l'animal, décision de tous les instants de sa vie de la naissance à la mort et une mort alors qu'il est jeune, vigoureux et en pleine vie.

La mort a d'ailleurs été abordée, cette mort que notre société occidentale cache le plus possible. Les abattoirs ne sont pas des lieux publics et interpeller les gens sur la mort d'animaux peut choquer et avoir un effet dissuasif. C'est du moins ce que prétendait Yves, adepte de la non-violence.

En conclusion, on peut regretter que le débat n'est pas vraiment porté sur la revendication de l'abolition de la viande sur des stratégies pour y arriver ou bien encore le devenir des animaux ou des hommes en vivant actuellement. Nous avons néanmoins longuement abordé la souffrance animale.

Ceci étant dit, il a pu avoir lieu devant un public, certes petit, mais qui a eu une oreille très attentive et qui n'a pas semblé hostile. Et j'en fus très agréablement surpris, d'une part que quelques personnes aient fait le déplacement et, d'autre part, cette ouverture d'esprit. Je ne pensais pas que les lodévois soient accessibles à cela, comme quoi, il faut se méfier des jugements trop hâtifs !

Dom